Rachid Boudjedra sur Tahar Djaout.

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Rachid Boudjedra sur Tahar Djaout.

 

   Je connaissais Tahar avant de l'avoir rencontré. Au printemps 1971, Beyrouth vivait dans l'opulence, l'intelligence et l'insouciance. Cela n'allait pas durer! A cette époque, je séjournais dans cette ville où était éditée la meilleure revue arabe consacrée à la littérature. Il s'agissait de Mawakaf que dirigeait le grand poète Adonis et dont j'étais un des membres du comité de rédaction. Adonis me demanda un jour de traduire quelques jeunes poètes algériens de langue française, pour la revue. Sans hésiter, je choisis Djaout qui me semblait le meilleur.