Isabelle Macor

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 Isabelle Macor

Née en Tunisie, Isabelle Macor a vécu en France dans un milieu multiculturel, plurilingue, effectuant de nombreux séjours à l’étranger, Grande-Bretagne, ex-URSS, Europe Centrale, Israël, Maroc, et notamment en Pologne où elle a mené ses recherches sur la poésie polonaise contemporaine. Chercheur en littératures comparées, spécialisée dans le Monde slave et l’Occident, auteur d’une thèse de Doctorat soutenue en Sorbonne et publiée par l’Université de Lille III: Poésie polonaise et poésie française d’après-guerre : deux concepts de la réalité, autour d’une figure centrale, Czesław Miłosz, elle a également fait des études de littérature anglophone et de linguistique. Traductrice littéraire et auteure, elle s’intéresse tout particulièrement aux écritures contemporaines et expérimentales, traduit notamment de la poésie contemporaine polonaise, du théâtre, des ouvrages d’histoire médiévale (L’Europe des Barbares, du médiéviste réputé Karol Modzelewski, traduit en collaboration avec Agata Kozak, éd. Aubier : Flammarion, coll. Historique) ou contemporaine, de la philosophie. Elle a traduit en français, préfacé, commenté, publié à  ce jour de nombreux  poètes polonais,  reconnus et traduits dans le monde entier, comme Wisława Szymborska, Tadeusz Różewicz, Jerzy Ficowski, Ewa Lipska, Urszula Kozioł, Halina Poświatowska, Miron Białoszewski, Krzysztof Siwczyk, Stanisław Grochowiak, Julia Hartwig, Ewa Sonnenberg, Piotr Sommer, Bożena Keff, Jakub Kornhauser, Justyna Bargielska, Ryszard Krynicki, Bianka Rolando, Alicja Rosé…et travaille en ce moment à de nouveaux ouvrages, à la traduction et à la présentation de poètes à découvrir ou redécouvrir tels que Julian Tuwim et Zuzanna Ginczanka, ayant fait partie des avant-gardes de la première moitié du XX° siècle.  Elle traduit également de l’anglais et travaille à des récits d’enfants cachés pendant la seconde guerre mondiale, rescapés de la Shoah, qu’elle publie chez l’Harmattan dans la collection « Mémoires et cultures juives ».

Son travail a été récompensé par la Bourse découverte du CNL en 1999, par plusieurs bourses et résidences au Collège International des Traducteurs d’Arles de 2011 à 2018, deux résidences à La maison de la poésie d’Amay, Belgique en 2015 et 2016, une résidence au Collège des Traducteurs de Cracovie en septembre-octobre 2018 et une résidence boursière en tandem avec Bianka Rolando en août 2020 à Genshagen (Berlin) : -  http://www.stiftung-genshagen.de/pl/upowszechnianie-kultury-i-sztuki-w-europie/detailseiten/informacje-o-projekcie/d6ab4a31267dc8e2da32b23446783e1d.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=1743 La @StiftungGenshagen a invité six #auteurs et #traducteurs de , et à travailler ensemble dans le cadre d´une « résidence en tandem » du 4 au 14 août au Château de Genshagen.- http://stiftung-genshagen.de/.../d6ab4a31267dc8e2da32b234...#Tandemresidenz #literature #culture

PRIX

Le prix Horace de traduction de poésie du Cénacle européen des arts et des lettres lui a été décerné en juin 2015 pour la traduction de l’œuvre de Krzysztof Siwczyk (Ailleurs est maintenant, éd. Grèges, 2016 – recueil trilingue anglais, polonais-français, éditions Bruno Doucey 2016 Versopolis - et le Festival « La poésie dans le métro - spoken words », septembre 2011 : www.poetryfrompoland.com  -  www.wierszewmetrze.eu en septembre 2011 - Paris.) et pour l’ensemble de son œuvre de traduction de poésie.  Ses recueils de poésie traduite, Moi, Ailleurs, L’Echarde, d’Ewa Lipska, ed. Grèges 2008 et Suppliques, d’Urszula Kozioł, éditions Grèges 2012, L’Amour, chère madame Schubert, Ewa Lipska – éditions LansKine 2016, Lecteur d’empreintes digitales, Ewa Lipska – éd. LansKine 2017, ont figuré sur la liste des finalistes du prix Nelly Sachs. Les recueils Ailleurs est maintenant, Krzysztof Siwczyk, éd. Grèges et La fabrique de levure, Jakub Kornhauser ont été nominés pour le prix de la revue NUNC en 2016 et 2018 dans la catégorie « littérature étrangère traduite » et ont eu des dans les meilleurs revues de poésie ainsi qu’à l‘étranger (« World Literature Today », « revue Europe », « Poezibao », « En attendant Nadeau », « Sitaudis ».

Principaux ouvrages : Dans le fleuve d’Héraclite, Wisława Szymborska, bilingue, ouvrage collectif trad. avec K. Jeżewski et Kasia Karlsberg, éd. Maison de la poésie Nord/Pas-de-Calais, 1995 ; L’Homme pour débutants, Ludzie dla początkujących, Ewa Lipska, bilingue, trad. en col. avec G. Spławiński, Préface I. Macor-Filarska, Maison de la poésie Nord/Pas-de-Calais, 2004 ; Oiseau de mon cœur/Ptak mojego serca, Halina Poświatowska, trad. en col. avec G. Spławiński, bilingue, postface Izolda Kiec, Wydawnictwo literackie, 1998 ; Panorama de la poésie polonaise du XX° siècle, Noir sur Blanc, co-traductrice, ouvrage collectif, 1600 p, Paris, 2000 ; Mon ombre est une femme, Halina Poświatowska, trad. en col. avec G. Spławinski, Préface I. Macor-Filarska, Caractères, 2004 ; Moi, Ailleurs, L’Echarde, Ewa Lipska, trad. en col. avec Irena Gudaniec-Barbier, postface I. Macor-Filarska, éd. Grèges, Montpellier 2008 (sur la short list du Prix de traduction poétique Nelly Sachs 2010); Suppliques, Urszula Kozioł, trad. avec Agata Kozak, postface I. Macor-Filarska,  éd. Grèges, 2012 (sur la liste des finalistes du Prix de traduction poétique Nelly Sachs) ; L’Orange de Newton, Ewa Lipska, trad. en col. avec Irena Gudaniec-B, postface I. Macor-Filarska, éd. Maison de la poésie d’Amay/L’Arbre à paroles, Belgique, 2013 ; Rumeur suivi de Chère Madame Schubert, Ewa Lipska, traduction et introduction Isabelle Macor, éd. Lanskine, 2015; L’Amour chère madame Schubert/ Miłość droga Pani Schubert, Ewa Lipska, trad. et introduction Isabelle Macor, éd. Lanskine, 2015 (Nominé pour le Prix de traduction poétique Nelly Sachs) ; Ailleurs est maintenant, Krzysztof Siwczyk, choix, traduction et postface Isabelle Macor, éd. Grèges, 2016 ; Versopolis/Printemps des poètes, poèmes de K. Siwczyk pour la version française, éd. Bruno Doucey, mars 2016.  Lecteur d’empreintes digitales/Czytnik linii papilarnych, Ewa Lipska, bilingue, Introduction et Traduction Isabelle Macor, éditions LansKine, février 2017. -La fabrique de levure/ Drożdżownia, Jakub Kornhauser, bilingue, Introduction et Traduction Isabelle Macor, éditions LansKine, 2018. Nudelman, Justyna Bargielska, bilingue, Introduction, traduction, notes biobibliographiques Isabelle Macor, éd. LansKine, mai 2019. - Hologrammes/Hologramy, Ewa Sonnenberg, traduction, introduction Isabelle Macor, éditions LansKine – octobre 2019. - Mémoire opérationnelle/Pamięć operacyjna, Ewa Lipska, traduction, introduction Isabelle Macor, éditions LansKine, février 2020. – Exodes/Ucieczki, Urszula Kozioł, bilingue, traduction Introduction Isabelle Macor, éditions LansKine, avril 2021. La Pierre, le givre, Ryszard Krynicki, traduction et postface Isabelle Macor, éditions Grèges, mai 2021.

A également publié de nombreux articles et traductions dans les revues de poésie Plein Chant, Passage d’encres, Le Nouveau recueil, Grèges, Liber, Po&sie, Voix d’encre, Littérales, Vagabonde, , Pleine marge, Esprit, Europe, Le Journal des poètes (Bruxelles), NUNC, L’Etrangère, Nowa Dekada Krakowska Literacka (« Wisława Szymborksa en France »/ »Wisława Szymborska  we Francji »)), La Revue des Etudes Slaves- Collège de France (« Chronique de la thèse de Doctorat » et « Colloque Czesław Miłosz : « Milosz et la France » – 2011). Le Journal des poètes (Bruxelles), la revue de la MEET, N° 20. Elle est aussi l’auteur de nouvelles, récits, poésies inédits ou publiés dans des revues en France et à l’étranger Littérales, Babel Heureuse, Caliban, (Brésil). Ouvrages en cours.

Participe en tant qu’intervenante à des rencontres littéraires, universitaires (Sorbonne régulièrement, ULB en mars 2019), à des festivals internationaux, ateliers d’écriture et traduction, Salons du Livre de Paris (2015- Médiatrice du débat sur la poésie avec Ewa Lipska et Urszula Kozioł). La Nuit européenne de la littérature le 30 mai 2015 : lectures de poèmes d’Ewa Lipska. Rencontres- débats et signatures au Marché de la Poésie de Paris, à La Librairie Polonaise de Paris, à La Maison de la Poésie de Paris(avec Ewa Lipska, Jakub Kornhauser et Entretiens filmés avec Michel Deguy (revue PO&SIE), Guillaume Métailler (CNRS, traducteur, poète) et Brankica Radzic (traductrice-éditrice) autour de la littérature d’Europe centrale et de la revue PO&SIE 169-170-171, Maison de la Poésie de Paris (Théâtre Molière), 29 novembre 2020. En Pologne, Festival Miłosz 2016 et 2019, lecture-rencontre en 2018 à Wrocław avec Ewa Sonnenberg et Urszula Kozioł à la Librairie espagnole/ Księgarnia Hiszpańska.  

Membre de la SGDL (Société des gens de Lettres, de la MEL (Maison des Ecrivains et de la Littérature), de l’ATLF (Association des Traducteurs Littéraires Français), de la SFEP (Société française d’Etudes Polonaises).

 

Traduire est une activité d’écriture à part entière. C’est aller à la rencontre de l’autre, de l’altérité, c’est écrire dans l’entre-deux des langues (deux ou plusieurs langues) dans un va et vient entre les langues qui permet de mieux se comprendre soi-même en faisant l’effort d’entendre l’autre, de travailler sa propre langue, de la réinventer. Traduire, c’est faire une place à l’Autre à l’intérieur de soi et c’est sortir des identités assignées pour ouvrir des espaces plus vastes de pensées, d’existence, de création.  Traduire, c’est bien sûr, lire en profondeur, être à l’écoute d’une manière particulièrement vigilante, sensible, et puis recréer et donc écrire. L’activité de traduire diffère peu de celle d’écrire dans le fond. On traduit tout le temps, le réel, nos mouvements intérieurs, sentiments, pensées. Contrairement à ce que l’on entend souvent dire, ce n’est pas un travail ingrat, c’est un travail jubilatoire, le plus enrichissant qui soit, participant d’un gai savoir. Captivant.